TICAD IV
The Fourth Tokyo International Conference on African Development (TICAD IV) in Yokohama
28-30 May, 2008
DECLARATION DE YOKOHAMA
Vers une Afrique qui gagne
1.0 Introduction
1.1 Les Chefs d’Etat et de Gouvernement, ainsi que les délégations du Japon et de 51 pays africains, avec les representants de 34 autres pays et de 75 organisations régionales et internationales et ceux des organisations du secteur privé, des institutions académiques et des organisations de la société civile d’Afrique et d’Asie, se sont rencontrés à Yokohama du 28 au 30 mai 2008 lors de la Quatrième Conférence Internationale de Tokyo pour le Développement Africain (TICAD IV).
1.2 La Conférence a pris place avec en toile de fond d’une Afrique en mutation rapide, déterminée à prendre ses responsabilités afin de revendiquer l’appropriation quant à sa propre destinée et une Afrique de plus en plus confiante et capable, elle-même, de déterminer son destin.
1.3 Les Participants à la TICAD IV ont reconnu que, dès son lancement en 1993, le Processus de la TICAD au centre duquel se situe le Japon et les autres co-organisateurs incluant les Nations Unies, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Banque Mondiale a joué un rôle significatif, et ils ont souligné l’importance pour l’Afrique de « s’approprier» pleinement son propre programme de développement, et la nécessité pour un véritable «partenariat » avec la communauté internationale pour mettre en oeuvre ledit programme. A cet égard, le Processus de la TICAD a servi de pont entre l’Afrique et le Japon ainsi que le continent asiatique dans son ensemble ; il a également constitué un forum grâce auquel l’expérience acquise par l’Asie en matière de développement pourrra bénéficier à l’Afrique. Il ne fait pas de doute que des relations encore plus étroites entre l’Afrique, et le continent asiatique dans son ensemble, fondées sur des préoccupations partagées et des intérêts stratégiques communs sont d’une importance cruciale pour ce qui est de promouvoir le développement et la stabilité à l’échelle planétaire.
1.4 Les Participants à la TICAD IV ont également reconnu la nécessité pour de nombreux partenaires du développement pour l’Afrique, travaillant de concert avec les gouvernments d’Afrique, l’Union Africaine et ses institutions et programmes, dont en particulier le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), de s’efforcer d’obtenir activement une plus grande synergie et un degré bien plus efficace de coordination entre et parmi les initiatives de soutien présentes et à venir pour le développement du continent africain.
2.0 Tendances récentes et défis
2.1 Les Participants à la TICAD IV ont reconnu les tendances positives qui ne cessent d’émerger à travers le continent en général depuis la tenue de la TICADⅢ en 2003. Une stabilité politique accrue et une meilleure gouvernance, soutenues par une croissance économique forte et des investissements directs étrangers en constante augmentation -et venant, pour l’essentiel, d’Asie- ont contribué à une nouvelle prise de conscience de la multitude de perspectives qui s’offrent à travers le continent dans les domaines du commerce,
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des investissements et du tourisme. Ces perspectives sans précédent pour l’Afrique ouvrent la possibilité de parvenir à une croissance économique réelle et durable et, partant, de contribuer de manière significative à la réduction de la pauvreté et à une authentique et veritable amélioration de la qualité de vie et d’autonomie des populations de part et d’autre du continent.
2.2 A cet égard, les Participants à la TICAD IV se sont félicités de la naissance en 2001 du NEPAD, de la transformation en 2002 de l’Organisation de l’Unité Africaine en Union Africaine (UA) et de l’efficacité croissante des Communautés Economiques Régionales d’Afrique (CER) en tant que confirmation encore plus affirmée de la détermination africaine, et de sa capacité renforcée à exercer une appropriation complète de son propre agenda de développement. A ce même propos, les Participants ont aussi salué le renforcement de la coopération entre l’UA et la TICAD, qui avait été exemplifiée par la résolution adoptée à la Dixième Session Ordinaire de l’Assemblée de l’UA tenue à Addis Ababa du 31 janvier au 2 février 2008.
2.3 Les Participants ont également pris note des conclusions de ladite Assemblée de l’UA, et qui ont préconisé des mesures immédiates afin d’accélérer l’industrialisation de l’Afrique -ce qui constitue une orientation totalement nouvelle par rapport à la dépendance aux produits primaires- et la mise sur pied d’industries basées en Afrique, susceptibles de transformer et d’apporter une valeur ajoutée aux produits locaux.
2.4 Les Participants à la TICAD IV ont noté les efforts vigoureux réalisés par les pays Africains eux-mêmes pour une gouvernance améliorée dans tout le continent, y compris les travaux actuellement en cours du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP).
2.5 Les Participants à la TICAD IV ont relevé que, malgré ces orientations très encourageantes, les États africains continuent d’être confrontés à de très sérieux défis et qu’accomplir les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ést une tâche difficile.
Les plus immédiats sont la pauvreté et chômage encore très répandus dans les régions rurales et urbaines liés à la croissance démographique rapide. Les autre défis significatifs sont ; la faible productivité agricole associée à des infrastructures agricoles médiocres ainsi qu’aux effets de plus en plus sévères des changements climatiques; les faibles taux d’industrialisation ainsi que production et distribution d’énergie électrique inadéquates à travers le continent ; le fléau du VIH/Sida, de la tuberculose, de la malaria et des autres maladies infectieuses qui continuent à faire des ravages dans une grande partie du continent ; l’accès inégal à l’éducation à tous les niveaux et son corollaire, l’absence d’infrastructures pédagogiques appropriées en Afrique sub-saharienne, en particulier, constituent les défis les plus urgents. Ils ont accentué les besoins spécifiques des pays les moins développés et des pays enclavés, ainsi que ceux des pays insulaires en voie de développement. Les Participants ont également mis un accent particulierl sur le problème de la flambée des prix des produits alimentaires et son impact négatif sur la réduction de la pauvretié en Afrique.
2.6 Les participants à la TICAD IV ont reconnu que les gouvernements africains ont, certes, la responsabilité première du bien-être économique et social de leurs populations respectives, mais la communauté internationale, et en particulier les partenaires du développement de l’Afrique, a également un rôle crucial à jouer dans l’appui qu’il convient d’apporter aux efforts que déploie le continent pour s’attaquer à ces défis et essayer de les surmonter.
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2.7 Ainsi les Participants ont-ils mis en exergue l’importance du respect par les pays du G-8 des engagements qu’ils ont déjà pris de soutenir le développement de l’Afrique ; ils ont de même souligné la nécessité pour tous les partenaires au développement de l’Afrique y compris les partenaires au développement émergeants d’oeuvrer à une plus grande coordination et à un renforcement de l’ensemble du partenariat international avec l’Afrique - ceci, afin de favoriser une plus grande concentration des actions, d’éviter leurs chevauchements et de prévenir un gaspillage de ressources limitées.
2.8 Tenant compte de ces évolutions très positives enregistrées en Afrique et en ayant à l’esprit les perspectives tracées par le Nouveau Partenariat Économique pour le Développement de l’Afrique, tout en restant conscients des énormes défis auxquels restent confrontés les États africains sur la voie de leur développement, les Participants à la TICAD IV se sont engagés à oeuvrer ensemble dans les domaines prioritaires suivants, spécifiques mais étroitement liés :
. Accélérer la croissance économique
. Accomplir les Objectifs du Millénaire pour le développement et
. S’attaquer aux problèmes de l’environnement et du changement climatique
3.0 ACCELERER LA CROISSANCE ECONOMIQUE
Établir un véritable partenariat vers une Afrique prospère qui gagne.
3.1 Les Participants à la TICAD IV ont mis l’accent sur le fait qu’il était essentiel d’accélérer la croissance économique à grande échelle ainsi que la diversification, et ont pris note de l’énorme potentiel de ressources naturelles à travers le continent qui, dans une large mesure, n’ont pas encore été exploitées.
Développement des resources humaines
3.2 Les Participants à la TICAD IV ont noté les énormes défis auxquels les pays africains sont confrontés dans le domaine du développement des ressources humaines, surtout celui de la science et la technologie. Ils ont, à cet égard, pris note des contributions significatives qu’apportent le Japon et d’autres pays donateurs et ont reconnu le potentiel d’expansion considérable caractérisant ce secteur crucial de la coopération au développement.
Développement industriel accéléré
3.3 Les Participants ont également rappelé les conclusions de la 10ème Session Ordinaire de l’Assmeblée de l’Union Africaine ayant trait à la nécessité urgente d’accélérer le développement industriel de l’Afrique.
Infrastructures
3.4 Les Participants ont souligné le besoin fondamental de se concentrer sur le développement d’infrastructures de dimension régionale.
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Développement agricole et rural
3.5 Les Participants à la TICAD IV ont reconnu le rôle de l’agriculture comme composante majeure de l’activité économique à travers le continent, et ils ont souligné l’urgente nécessité d’élever considérablement le niveau actuel de la productivité agricole et de renforcer le secteur vital, y compris par l’approvisionnement et la gestion des ressources en eau. Des réformes agricoles et rurales dans le cadre du Programme global de développement de l’Agriculture en Afrique (CAADP), ont été reconnues comme moyen efficace permettant de conduire à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté et de constituer un puissant moteur de croissance économique. À cet égard, il est important d’offrir une assistance aux entrepreneurs ruraux et aux industries locales.
Commerce et investissement
3.6 Les Participants à la TICAD IV ont pris note que, bien que les volumes actuels du commerce international et des investissements avec Afrique, y compris ceux entre l’Afrique et le Japon, ainsi que les autres pays d’Asie, aient été certainement améliorés, la part de l’Afrique dans le commerce international et les flux d’investissements demeurent encore insignifiants. Par conséquent, les Participants ont reconnu la nécessité d’une action concertée en vue d’une conclusion rapide, juste et équilibrée des négociations de l’OMC lors du Programme de Doha sur le développement. Ils ont aussi reconnu l’importance de l’initiative « Aide pour le commerce ».
Promotion du tourisme
3.7 Les Participants ont souligné que l’Afrique possède un potentiel considérable dans ce secteur, et le tourisme peut avoir un double effet d’une manière positive tant sur d’autres secteurs d’activités que sur l’image de l'Afrique. Ils ont réitéré l’importance pour les pays africains de coopérer plus étroitement dans ce domaine, et à cet égard, ont reconnu la nécessité de partager les expériences et les connaissances, ainsi que la promotion des programmes de coopération technique en la matière. L’importance spécifique de l’Eco-tourisme a été également mise en exergue.
Rôle du secteur privé
3.8 Les Participants à la TICAD IV ont également pris note du rôle important du secteur privé - tant national qu’international - dans la promotion et le financement de la croissance économique durable en Afrique, surtout eu égard à la mise en valeur effective des ressources naturelles du continent, et le développement dans les secteurs industriel, d’énergie et minier, agricole, financier et des services, sans oublier le développement et la gestion des énormes ressources humaines de l’Afrique.
3.9 Dans cet ordre d’idées, et vu les avancées actuelles vers un meilleur environnement global des activités commerciales à travers le continent, les Participants se sont réjouis de l’intérêt croissant et des activités effectives manifestées par le secteur privé du Japon et des autres pays asiatiques. Ils ont aussi salué les initiatives du Japon visant à renforcer les partenariats public-privé plus étroits par la promotion du commerce et des investissements en Afrique.
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4.0 Accomplir les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)
La dimension sociale et économique de la « sécurité humaine »
4.1 Les Participants à la TICAD IV ont remarqué qu’une impulsion plus forte sera nécessaire afin d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement d’ici à l’année 2015. Ils ont par ailleurs reconnu l’inter-relation entre les OMD et la nécessité urgente de promouvoir une approche plus véritablement globale en vue de leur réalisation générale.
4.2 A cet égard, les Participants ont apprécié le fait de se concentrer sur et de promouvoir le concept de « sécurité humaine » qui met l’accent sur les vertus de se libérer de la peur et du manque, et ils ont ainsi souligné la protection et l’autonomisation des individus et des communautés.
4.3 Développement des communautés : Bâtir des communautés saines et sûres
* Les Participants ont reconnu que le renforcement d’une approche globale et basée sur la communauté permettrait à réaliser les OMD. Cette approche englobe le développement des ressources humaines, la création d’emplois décents, en particulier pour la jeunnesse, la production de revenus, l’extension de l’accès aux soins primaires et l’éducation de base, ainsi que le développement agricole et rural, y compris par le biais de la promotion du mouvement « Un Village, un produit » (UVOP).
4.4 Education : Parvenir à une éducation qui débouche sur un nouveau futur
* Les Participants ont souligné le besoin fondamental de l’amélioration de la qualité de l’éducation et de l’extension de l’accès à l’éducation pour tous les africains avec une emphase particulière sur la jeunesse africaine, et de la promotion de l’éducation liée à la croissance et à l’autosuffisance, y compris la formation technique, professionnelle et scientifique, et l’enseignement supérieure, tout en garantissant une approche multi-sectoriale avec les autres domaines du développement.
4.5 Santé : Garantir une santé publique et une salubrité fiables
* Outre les efforts visant à lutter contre les pandémies du VIH/ Sida, de la tuberculose, de la malaria, de la poliomyélite et des autres maladies infectieuses, les Participants ont reconnu l’importance de renforcer les systèmes sanitaires afin de relever efficacement les défis majeurs de la santé, y compris les soins maternels, des nouveau-nés et de la santé infantile. A cet égard, les Participants ont mis en valeur l’importance du développement des ressources humaines des personnels de santé, et ont exprimé les préoccupations concernant la fuite des cerveaux de professionnels sanitaires qualifiés.
* Les Participants ont chaleureusement accueilli la création du Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique, le premier du genre.
4.6 Genre : Egalité des sexes et autonomisation des femmes
* En reconnaissant le rôle significatif que jouent les femmes dans le domaine du développement et de la consolidation de la paix, les participants à la TICAD IV ont
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resouligné l’importance de faire avancer et de protéger les droits humains des femmes, et promouvoir l’autonomisation des femmes. Ils ont souligné la nécessité de s’attaquer aux problèmes tels que la disparité dans l’éducation, la violence contre les femmes et la participation encore insuffisante des femmes dans toutes les instances de prise de décision, tout en tenant compte des diversités culturelles des différents pays.
5.0 Consolidation de la Paix et Bonne Gouvernance
La dimension politique de la « Sécurité Humaine »
5.1 Les Participants à la TICAD IV réitèrent que le développement et la paix doivent aller en tandem. Ils ont fait remarquer les progrès significatifs accomplis à travers le continent et ont insisté sur le fait que, pour réaliser une Afrique qui gagne, les dividendes de la paix doivent se répandre dans chaque recoin de l’Afrique.
5.2 Les Participants ont également rappelé le fait que les pays sortant d’un conflit doivent pouvoir bénéficier d’une assistance particulière pour s’engager dans le processus de reconstruction et du développement soutenable et ce, pour bénéficier des fruits de la prospérité. A cet effet, des efforts continuels en faveur de la reconstruction de la paix incluant la prévention des conflits, des mesures d’avertissement précoces, de résolution des conflits et celles visant à éviter des rechutes, sont cruciales lors de la promotion d’une paix durable sur le continent. Afin de rendre durable la paix déjà acquise par ces processus, une démocratie saine, un dialogue continuel et inclusif, et une gouvernance renforcée doivent être vigoureusement encouragés. En outre, une transition souple entre ces différentes phases et une coordination de l’assistance dans le domaine de la consolidation de la paix et les autres domaines du développement sont tout aussi cruciaux.
5.3 Les Participants ont mis l’accent sur l’importance pour l’Afrique de s’approprier le processus de consolidation de la paix et ont salué les initiatives prises sous l’égide de l’U A/NEPAD, telles que l’Architecture de Paix et de Sécurité en Afrique (APSA) et le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) afin d’améliorer la gouvernance. Ils ont également salué la bonne volonté des partenaires du développement, notamment dans le renforcement des capacités en matière de maintien de la paix en Afrique. Les Participants ont également attiré l’attention sur le rôle significatif des Nations Unies et de ses organismes y compris le Conseil de Sécurité et la Commission pour la Construction de la paix, ainsi que l’UA, les organisations sub-régionales africaines et les pays africains eux-mêmes pour contribuer aux opérations de maintien de la paix. Ils se sont également félicités des efforts de médiation entrepris par les pays africains pour la résolution pacifique des conflits armés en Afrique et pour la réconciliation entre les gens.
5.4 A cet égard, les Participants ont souligné l’importance d’une réforme accélérée des principaux organes du système des Nations Unies, y compris le Conseil de sécurité, afin de mieux faire face aux exigences de l’environnement au 21 éme siècle . Les participants ont réitéré que les pays membres doivent déployer des efforts en vue d’une réforme du Conseil de Sécurité au cours de la présente session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.
6.0 S’attaquer aux questions de l’environnement et des changements climatiques
Etablir le « Partenariat Cool Earth »
6.1 Changement climatique
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* Les Participants à la TICAD IV ont relevé que les pays africains, qui sont les moins pollueurs et embrassent le Bassin du Congo comme le 2eme grand poumon écologique de la planète, ont été en général extrêmement vulnérables aux effets des changements climatiques, y compris ceux liés à la dégradation de l’environnement, à la déforestation, à la perte en bio diversité, aux sécheresses, ainsi qu’à la désertification, autant de facteurs menaçant davantage la sécurité alimentaire et la santé humaine, ainsi que l’accroissement plus fréquent des variations climatiques extrêmes. Ces pays continuent d’être inadéquatement équipés pour ce qui est de leurs capacités, tant indivisuelles que collectives, afin de répondre à ces cataclysmes et d’en atténuer les effets.
* Reconnaissant la nécessité de soutenir l’Afrique en renforçant les initiatives de la protection environementale et saluant les initiatives lancées par les Africains eux-mêmes y compris la Conférence de Solidalité Internationale pour la protection des Région Africaines et Méditerranéennes du Changement Climatique, tenu en Tunisie au mois de novembre 2007.
Les Pays africains ont apprécié le « Programme de Promotion Cool Earth » lancé par le Japon, et reconnu les efforts du Japon dans la recherche du développement d’un nouveau cadre international au-delà des premiers pas lancés dans le Protocole de Kyoto actuel sur les émissions de gaz à effet de serre.
* A cet égard, les Participants se sont félicités de l’annonce par le gouvernement du Japon, en janvier 2008, de son engagement afin d’établir un Partenariat «Cool Earth», assorti d’un mécanisme financement de 10 milliards de dollars américains sur la base des consultations politiques entre le Japon et les pays en voie de développement – y compris les pays africains - pour prendre les mesures nécessaires vis-à-vis des effets des changements climatiques et moderniser leurs industries au moyen du transfert de technologie, afin de les rendre plus efficaces en matière d’énergie et plus conviviales en matière d’environnement.
6.2 Eau : Garantir l’accès à l’eau à la salubrité
* Les Participants ont reconnu l’importance de l’eau en tant que ressource indispensable pour faire face aux besoins en matière de développement, tels que la santé, la production agricole/alimentaire, la réduction des risques de catastrophe, ainsi que la paix et la sécurité. Ils ont également reconnu qu’il était essentiel de promouvoir une utilisation durable des ressources en eau.
6.3 Education pour un Développement Durable (EDD)
* Les Participants ont reconnu l’importance d’une initiative sur l’Education pour un Développement Durable (EDD) et sa promotion afin de résoudre les questions environnementales d’une façon efficace.
7.0 Un Partenariat élargi
TICAD dans un Partenariat Mondial élargi vers une Afrique qui gagne
7.1 Les Participants à la TICAD IV ont reconnu que, depuis sa création en 1993, le processus de la TICAD a renforcé les concepts jumeaux d’ « Appropriation » et de
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« Partenariat » et qu’il a contribué d’une manière significative au développement de l’Afrique en général.
7.2 Les Participants ont reconnu l’importance d’une coopération Sud-Sud renforcée dans le contexte de la TICAD et ont reconnu les résultats positifs des efforts, sous l’égide de la TICAD, afin de promouvoir les flux du commerce et des investissements entre l’Asie et l’Afrique ainsi que le commerce intra-africain.
7.3 Les Participants ont reconnu l’engagement actif des organisations japonaises, internationales de la société civile dans le processus de la TICAD, et l’importance d’élargir davantage le partenariat actuel de la TICAD basé sur une approche participative, visant à réaliser une plus grande synergie ainsi que d‘une plus grande coordination entre les initiatives existantes, afin de parvenir à une meilleure cohérence, une meilleure convergence et une meilleure efficacité dans le partenariat global pour le développement en faveur d’une Afrique qui gagne.
8.0 Perspectives
8.1 Les Participants à la TICAD IV ont noté, avec une sincère gratitude, l’engagement continu des partenaires du développement, y compris le gouvernement du Japon, des autres co-organisateurs de la TICAD et de la communauté internationale pour la promotion du développement de l’Afrique et, en particulier, leur soutien au processus de la TICAD.
8.2 Les Participants ont chaleureusement accueilli les progrès réalisés jusqu’ici dans le cadre de la TICAD et se sont félicités de l’orientation vers l’action du résultat de la Conférence et apprécié le fait que cela soit reflété dans cette Déclaration ainsi que dans le Plan d’Action qui l’accompagne.
8.3 Les Participants ont salué l’établissement d’un Mécanisme de Suivi de la TICAD, prévu pour évaluer en continu et analyser l’accomplissement du processus de la TICAD dans son ensemble ainsi que l’évaluation en cours de son impact sur le développement de l’Afrique à travers les différents secteurs d’activités.
8.4 Les Participants ont fait remarquer que l’aboutissement avec succès et dans les délais des objectifs transversaux en matière de développement accéléré et durable de l’Afrique exigerait des engagements de la communauté internationale dans son ensemble, ainsi que les connaissances et les ressources de tous les partenaires au développement de l’Afrique mobilisés d’une manière plus consolidée et plus synergétique.
8.5 Les Participants ont salué l’engagement du Japon, en tant que Président du G8, de faire refléter les résultats de la TICAD IV dans les discussions de juillet 2008 lors du Sommet du G8 de Hokkaido-Toyako et de poursuivre activement le soutien du G8 en faveur du développement de l’Afrique. (fin)
Mécanisme du suivi de la TICAD
1. Introduction
A l’occasion de la TICAD III, plusieurs chefs d’Etat africains ont fait remarquer que dix années s’étaient d’ores et déjà écoulées depuis le lancement du processus de la TICAD et qu’il serait nécessaire d’institutionnaliser davantage ce processus par le biais d’un mécanisme concret de surveillance. Des attentes élevées pour les activités de suivi du processus de la TICAD ont été en outre formulées.
Dans son discours d’ouverture de la TICAD III, M. Koizumi, alors Premier ministre, a déclaré que : "Le Japon agirait pour institutionnaliser des systèmes de suivi de la TICAD". Par la suite, le gouvernement japonais a organisé chaque année des conférences ministérielles basées sur des thèmes spécifiques variés, dans une perspective de suivi des discussions menées lors de la TICAD III.
D’autre part, les documents et les contributions qui ont été annoncés durant le processus de la TICAD englobent de très nombreux domaines et engagent un grand nombre de parties prenantes et des actions attentives de suivi sont nécessaires afin de pouvoir observer l’impact apporté par le processus de la TICAD.
2. Signification de l’établissement d’un mécanisme du suivi
Contribuer à la stabilité de la mise en oeuvre des initiatives concerneés.
Pouvoir s’entretenir ouvertement non seulement avec les Etats africains mais également avec les pays et les organisations concernées sur les concepts et les façons de pensée promus par le processus de la TICAD et leurs résultats concrets.
Améliorer la transparence et les responsabilités des activités de la TICAD.
3. Modalités
Sur la base de ce qui précède, le Mécanisme du suivi de la TICAD sera établi selon la structure à trois niveaux présentée ci-après (Se reporter au scénario modèle ci-joint).
(1) Composition organisationnelle
(i) Premier niveau : Secrétariat
[Acteur]
Secrétariat interne du MAE (au sein du Bureau du Moyen-Orient et d’Afrique).
[Objectifs/ Grandes lignes]
Procéder au regroupement et à l’analyse des informations, et mener des activités de relations publiques en relation avec le niveau de réalisation actuel des engagements et des annonces effectués lors de la TICAD.
[Actions]
Transmission des informations par les sites Web (liens effectifs avec les sites du PNUD)
Etablir un service de conseils sur la TICAD, par lequel une interaction avec la société civile est rendue possible.
Utilisation du secrétariat par les ADC.
(ii) Deuxième niveau : Comité conjoint de surveillance du processus de la TICAD (held en principe au Japon)
[Acteurs]
Etats africains (membres du comité de la TICAD des ADC), gouvernement du Japon et agences gouvernementales concernées, co-organisateurs de la TICAD, commission de l’UA (y compris le Secrétariat du NEPAD), pays-donateurs, organisations internationales (ambassades et bureaux de liaison au Japon)
[Objectifs/ Grandes lignes]
Elaborer un rapport d’avancement annuel. (ne pas réviser et ne pas évaluer non plus, ceci sera effectué dans les réunions du suivi de la TICAD)
[Actions]
Organiser des réunions du Comité conjoint de surveillance une fois par an selon la règle
(iii) Troisième niveau ; Réunions ministérielles
[Acteurs]
Les participants à la TICAD y compris le gouvernement du Japon (et agences gouvernementales concernées, si nécessaire), les co-organisateurs de la TICAD, les Etats africains, commission de l’UA (y compris le Secrétariat du NEPAD), les Communautés Economiques Régionales (CERs), les pays donateurs, les organisations internationales, etc.
[Objectifs/Signification]
Saisir l’occasion des réunions ministérielles sur des thèmes spécifiques pour revoir et évaluer les activités en cours de la TICAD par rapport au rapport d’avancement annuel, donner des instructions pour en accélérer la mise en oeuvre, si nécessaire, au niveau ministériel (ou au niveau officiel élevé).
[Fréquence]
Tenir une réunion du suivi de la TICAD une fois par an selon la règle
TICAD IV - Programme des Séminaires et Symposiums